LadyBlue, le 03 Août 2008, 09:27
J'avais annoncé de l'humour .... Voilà, c'est parti !
UN COMPLAISANT CADEAU
En cette veille de Noël, la famille s’était réunie chez les parents de Nola. La maison étant très spacieuse, elle pouvait accueillir aisément parents, enfants, oncles, tantes, cousins, cousines .... Il en était de même tous les ans, et comme toujours, la maîtresse de maison avait parfaitement planifié la fête, distribuant les tâches selon les affinités et les compétences de chacun.
Le sapin superbement décoré trônait en bonne place. N’était-ce pas un des fleurons de la soirée ?
Les cadeaux étaient amoncelés sous l’arbre en une harmonie multicolore, un scintillement de circonstance. L’or, l’argent et le cuivre se mêlaient aux bleus, aux verts, aux rouges métallisés. Les papiers holographiques lançaient des reflets d’arc-en-ciel.
- Le Père Noël est passé ! Le Père Noël est passé ! criaient les enfants.
Les plus grands, ceux qui savaient, jouaient le jeu avec des regards complices. Le temps des croyances étant si bref, il est parfois bon de faire encore semblant.
Afin de ne pa sobliger les petits à veiller trop tard, depuis quelques années, la distribution se faisait avant le repas et non plus après. Par ailleurs cela avait un avantage non négligeable, tandis que les enfants étrennaient leurs nouveaux jouets, les parents pouvaient tranquillement faire honneur au menu du réveillon.
Les dix coups traditionnels donnèrent le signal. Coupes de champagne à la main, les adultes jetaient un regard attendri sur toute cette jeunesse effervescente et exclamative.
- Et si nous songions à nous ! s’écria soudain quelqu’un.
Les abords du sapin de transformèrent en champ de bataille. Les paquets passaient de mains en mains, à la recherche de leurs destinataires. Les grands étaient presque aussi excités que les petits l’avaient été. Bien sûr, il y avait les classiques et traditionnels livres, CD, cravates, parfums .... Mais il y avait aussi des présents plus recherchés, plus originaux en provenance des quatre coins du monde ou des temps plus anciens. Une voix dit :
- Tiens Nola, celui-ci est pour toi.
D’un coup de ciseaux la jeune femme coupa le bolduc, puis déchira le papier. L’oeil sombre et le front plissé, elle se dressa brusquement :
- QUI ?
Le poids de ce seul mot était si écrasant que le silence fut instantané et total. Même les enfants se turent. “QUI” en effet s’était permis ? Les regards, suspicieux, s’échangeaient, se jaugeaient, s’inspectaient .... Tout le monde savait que Nola avait horreur des appareils photos.
A SUIVRE .....
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