Histoires en bord de mer

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Histoires en bord de mer

Les 30 histoires les plus mystérieuses Sujets les histoires ?
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fleurbleue_ro
21 amies
fleurbleue_ro, le 15 Mars 2008, 15:26

Contente qu'il faisait gris et donc qu'il n'y aura personne sur la plage, elle prit ses couleurs et son cahier de dessin et sortit.
Elle aimait bien être seule, ne plus entendre les questions indiscrètes et les gens qui la draguaient (« tu aimes dessiner ? C’est mignon ! T’as quel âge ? Tu dessines depuis toute petite ? Tu fais quoi ce soir ? Une belle fille comme toi c’est dommage de rester seule ! » et ainsi de suite…)

Elle n’était pas venue dans cette petite vile en bord de mer pour montrer son corps sur la plage, ni pour une (ou plusieurs) aventures d’une nuit. Le soir, quand son group d’amis avaient marre de se bronzer et ils allaient boire sur une terrasse, elle allait se promener le long de la plage jusque là où le sable n’était plus nettoyé toutes les soirs, là où elle retrouvait la mer sauvage, pas apprivoisé pour le plaisir des hommes. C’était pour cela qu’elle était venue. Elle adorait la mer. Chaque fois qu’elle arrivait sur une plage, le bonheur l’envahissait, comme si elle retrouvait quelqu’un bien aimé après longtemps, et elle voulait se jeter à l’eau, embrasser et enlacer la mer entière.

En quittant l’hôtel ce jour-là, elle alla directement à sa place favorite et elle s’assit sur le sable. En laissant son regard vagabonder, elle observa, mécontente, qu’elle n’était pas seule. Un jeune homme d’environ vingt cinq ans, de ce qu’elle pouvait voir de loin, fumait, l’air pensif, sur un rocher, une jambe au dessus des vagues, l’autre plié, sur lequel il avait mis son menton. Il portait des pantalons noirs et une chemise de couleur foncée qui flottait sous la brize. Apparemment il ne s’était pas dérangé de la boutonner. Puis il retourna la tête et il surprit son regard. Elle regretta de l’avoir observé si longuement ; bien sur que maintenant il allait venir vers elle et commencer de poser les questions qu’elle détestait. Mais il tourna la tête vers la mer, finit sa cigarette et la jeta à l’eau, puis il la regarda à nouveau, silencieux.

Décidée de l’ignorer, elle ouvrit son cahier et se mit à dessiner un coin de la mer. Dans ses pensées il demeurait quand même l’image d’un homme en noir, qui fumait l’air pensif sur un rocher, seul devant l’immensité de l’eau et du sable. Elle ne pouvait pas se concentrer sur son dessin ; énervée, elle rompit la feuille, la fripa et la jeta. Elle cacha son front dans ses mains, regardant le sable, puis elle repoussa ses cheveux en arrière et elle l’observa à nouveau. Il avait allumé une nouvelle cigarette et il paraissait aussi absent qu’avant. Elle se retourna vers lui et elle commença un nouveau croquis. Le matin passa vite ; elle avait presque fini son dessin, pendant qu’il enchaînait les cigarettes.

Quand elle finit d’esquisser le paysage autour de lui, elle mit le cahier de coté et elle s’allongea, les mains sous la tête, sans penser à rien. Une voix la fit sursauter violement. « -Puis-je voir à quoi je ressemble dans ton dessin ? »

Elle ne l’avait pas vu descendre de son rocher, s’approcher d’elle, puis s’assoir dans la même position sur le sable, à coté d’elle. Il souriait doucement, le vent lui ébouriffait les cheveux qui lui arrivaient jusqu’aux épaules. Elle ne dit rien, en le regardant comme si elle n’avait pas compris la question. Il y avait quelque chose qu’elle ne comprenait pas en lui ; derrière son sourire se cachait un secret, une tristesse profonde ; ou peut-être était-il aussi seul et renfermé dans soi-même qu’elle. Elle ne pouvait rien lire dans ses yeux. Ils étaient noirs, si noirs et profonds qu’il semblait que les ténèbres-mêmes s’étaient enfermés dedans.

« - Alors ? » il redemanda, toujours souriant.
Elle se surprit en train de penser à ses lèvres virilement charnues, rondes, à sa voix basse et grave, un peu enrouée. « Surement à cause des cigarettes », se dit-elle. Puis elle se rappela d’un coup sa question. Elle secoua la tête pour faire fuir ses pensées et elle lui tendit le cahier, sans rien dire. Il le prit, s’alluma une nouvelle cigarette et commença de regarder les dessins. Elle voulut retourner les pages jusqu’à la dernière, mais il lui attrapa la main et la regarda, comme s’il voulait lui dire qu’il savait, mais qu’il voulait voir tout. Au contact de sa main, elle se sentit envahie par une sorte d’évanouissement et sut qu’elle n’aurait pas pu s’opposer s’il avait voulu aller plus loin. « Tu fumes trop », lui dit-elle, en échange, et elle se gronda intérieurement – elle aurait voulu lui dire toute autre chose, comme par exemple «Prends-moi dans tes bras » ou «T’es tellement beau » - puis il leva la tête et la regardera à nouveau, et elle se perdit dans ses yeux, en oubliant tout le reste.

« Alors c’est comme ça que tu me vois », dit-il, ignorant ses paroles. «Un homme seul dans un grand monde. » Elle se tut, ne sachant pas quoi répondre.

- Je crois que je t’ai importuné avec ma démarche. T’avais l’air très content comme ça, seule, ajouta-t-il, en se levant.

- Ne pars pas ! voulut-elle crier, mais elle se tut encore, en le regardant et désirant qu’il comprenne. Elle se leva aussi et, voyant qu’il s’apprêtait à partir, lui attrapa la main. Elle sentit à nouveau cette sensation d’évanouissement. «Arrête, tu te comportes comme une gamine », se reprocha-t-elle.

- Je voudrais que tu restes.

Les mots étaient sortis sans qu’elle y ait réfléchi. Il retourna, surpris. De nouveau son regard, ces yeux noirs…

- On dirait que tu vas t’évanouir d’un moment à l’autre, dit-il en souriant.

- Je voudrais… je voudrais m’assoir. Je me suis levée trop vite et j’ai la tête qui tourne… j’ai pas trop mangé aujourd’hui, ajouta-t-elle, comme une excuse.



Voilà le debut d'une histoire que j'ai commencé il y a quelque temps et que j'ai pas encore finie. Je voudrais qu'on la continue ensemble pour voir où ça mènera. A vos plumes, s'il vous plait!

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Je suis photographe: http://chrysilla.deviantart.com
J'écris: http://www.confidentielles.com/ttopic-47474.htm&highlight=

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fleurbleue_ro
21 amies
fleurbleue_ro, le 26 Mars 2008, 13:42

Alors, personne ne veut continuer? Elle ne vous plaît pas, mon histoire?

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sbrune
11 amies
sbrune, le 03 Avr 2008, 17:50

je fais comme toi mais malheureusement le début est souvent plus facile.

Voyons....
« je fais des dessins mais généralement les gens les regardent sans les voir. mais toi tu es différent, il m'a semblé....
quoi? ...Vas y continues
tu les a vraiment regardés, tu....oh laisse tomber »

L'homme l'a dévisagea mais n'était pas du genre à insister.
Il l'a contempla et la regarda très profondément comme s'il allait trouver la réponse seul, en scrutant ses yeux.
Elle ne savait pas s'il y était parvenu mais les premiers plaisanciers arrivaient sur la plage et elle reprit le sens des réalités. Il était temps de rentrer.
Elle ramassa ses affaires, au dernier moment elle déchira le dessin qu'elle avait fait de lui, griffonna son numéro de téléphone et le lui tendit.
Il lui prit le dessin des mains et leurs doigts s'effleurèrent. Une onde parcourut son dos jusqu'à la base de sa belle chevelure châtain qui ne manquait pas de relever ses yeux noisettes.
En s'éloignant de lui elle pensa qu'elle était folle « décidément, je ne réagis pas normalement aujourd'hui, ce n'est quand même pas le verre de vin blanc qui m'a fait tourné la tête ».
L'hôtel était en vue. Elle avait envie d'une bonne douche et s'y précipita une fois le seuil de sa chambre franchi. L'eau coulait, tiède sur sa peau anormalement chaude pour un instant passé à l'aube sur la plage. « mon dieu, stacy, tu lui a donné ton numéro de téléphone ....mince ».
Elle réalisa qu'elle lui avait donné le numéro de la réception de l'hôtel mais ni son numéro de chambre, ni son nom. Elle était soulagée car il s'agissant d'un étranger, bien mystérieux et peut être dangereux d'ailleurs. D'un autre côté, la déception l'envahit. « après tout, pensa t-elle, il est possible que je le rencontre à nouveau sur la plage ».

Il fallait qu'elle se prépare, elle devait passer à l'agence pour remettre ses croquis.
Elle adorait faire des illustrations pour enfants mais elle ne pouvait plus le faire, elle se trahirait.
Elle était arrivée dans cette ville avec tant de précaution qu'il ne fallait surtout pas anéantir tous ses efforts. Une agence de pub lui avait bien proposer du travail mais ses oeuvres seraient trop exposées, elle ne pouvait se le permettre.
Finalement elle avait accepté de travailler pour un fabricant de cartes postales. Seuls les touristes les verraient, ce n'était pas un endroit où il viendrait mettre les pieds.
Un frisson désagréable la parcourut, rien à voir avec cette sensation lorsque ses doigts avaient « humm, tu n'es pas venue ici pour ça stacy! » Se dit-elle en pensant à cet homme sur la plage, plus tôt dans la matinée.
Elle poussa la porte vitrée, tout le monde la connaissait maintenant, d'ailleurs tous les soirs ils allaient boire un verre à la terrasse d'un bar, elle restait quelques minutes certains soirs, elle ne voulait pas se faire remarquer en étant asociale mais il ne fallait pas qu'elle sympathise trop, elle pourrait se dévoiler. Il était difficile de rester tout le temps sur ses gardes, heureusement qu'elle avait toujours préférée la solitude.

à toi la suite mais ça m'a donné des idées.
prends la suite

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parfois il ne faut pas tourner la page, il faut la déchirer

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fleurbleue_ro
21 amies
fleurbleue_ro, le 06 Avr 2008, 13:33

Lui

Il s’alluma une nouvelle cigarette et il s’assit sur le sable, en regardant toujours le dessin. La jolie inconnue avait bien surpris sa caractéristique principale, son attitude « seul contre tout le monde » ; puis son regard avait quelque chose d’unique, on dirait qu’elle appelait à l’aide, mais sans oser le faire ouvertement. Au fait, elle paraissait si petite, si fragile, que son cœur de loup solitaire s’attendrit, il sentit l’envie de la retrouver, de la prendre dans ses bras et de la protéger.
Il finit la cigarette et il l’enfonça dans le sable pour l’éteindre, puis il décida de regagner sa chambre et se préparer pour le show de ce soir-là. Bientôt, ses pensées se dirigèrent vers ce qu’il allait choisir pour le spectacle et il oublia l’inconnue aux yeux noisette.
Quand le coucher du soleil dora les vitres de sa chambre, il prit sa guitare et se dirigea vers le bar où il chantait tous les soirs depuis qu’il était arrivé dans ce petit village. Parti de chez lui à l’improviste, avec sa guitare et un sac à dos où il avait jeté vite-fait quelques vêtements et son briquet, il n’avait pas songé à prendre plus d’argent que ce lui coûtait le billet de train. Une fois arrivé, il avait donc cherché une place pour chanter régulièrement et gagner ainsi ce que lui fallait pour manger et payer sa chambre. Ça n’avait pas été difficile, le long de la plage était bordé de bars et restaurants, et il avait vite trouvé un à son goût. Le propriétaire avait été ravi par l’idée d’attirer plus de clients tous les soirs, et le marché avait été vite conclu.
Le bar était plein. Ses amis l’accueillirent bruyamment. « Et voilà Michael ! Dis donc, tu laisses les gens t’attendre comme une vraie star, maintenant ! » se moquèrent-ils. Il sourit et les salua, puis il s’assit sur sa chaise et, en attendant que le micro et les haut-parleurs soit prêts, il laissa son regard se errer dans la pièce, sur les visages de son public habituel. Il s’arrêta sur une fille brune qui griffonnait ou dessinait quelque chose dans un coin sombre, à côté d’une autre, rousse, qui montrait des signes clairs d’impatience. La brune avait des cheveux bouclés et elle balançait sa sandale droite au bout du pied, absente, pendant que la rousse, l’air agacée, regardait les autres clients.
Il sursauta quand quelqu’un s’approcha pour lui dire « On est prêts.
- J’ai quelques émotions, dit-il dans le micro.
Le public rit.
- Prends une bière », lui suggéra quelqu’un et il sourit, en regardant la brune.
Elle entendit la conversation, arrêta son gribouillage et leva les yeux vers lui. C’était elle, et ses yeux étaient heureux de rencontrer les siens à nouveau. Il fût si surpris de la revoir le soir même, que ses doigts qui jouaient avec les cordes s’immobilisèrent. Mais le public était impatient, et il fût obligé de revenir sur terre.
- Ce soir je vais commencer par une chanson qui m’est particulièrement chère, dit-il, cherchant les yeux de la dessinatrice, puis il commença.
You’re gone with the sin, my baby, and beautiful you are,
You’re gone with the sin, my darling, completely torn apart…
En chantant, il se perdit dans les souvenirs que cette triste chanson lui rappelait.
I love your skin, oh, so white,
I love your touch, cold as ice,
And I love every single tear you cry,
I just love the way you slowly lose your life…

Et il la voyait devant lui, pâle, les yeux mouillés, les mains froides, comme une fillette abandonnée…
I adore your lips, once red as wine,
And I crave for your scent, sending shivers down my spine,
And I just love the way you’re losing your life…

Il chantait fermant les yeux de temps en temps, pour se l’imaginer mieux, perdue entre les draps qui portaient les souvenirs d’une nuit folle ; puis il la regardait rester dans son coin, immobile, à le regarder, et il s’imaginait l’arome de ses cheveux, le goût de ses lèvres et de sa peau.
Quand il fini, quelqu’un lui demanda une certaine chanson, puis un autre voulût entendre sa préférée, et la soirée continua comme d’habitude. Il regardait de temps en temps la petite brune, qui, elle, ne le regardait plus, absorbé semblait-il dans une dispute avec la rousse. Michael n’arrivait pas à comprendre exactement quels étaient les rapports entre les deux femmes, car des fois il paraissait qu’elles étaient amoureuses ; mais en tout cas il fût mécontent quand la rousse prît la main de son amie et l’entraîna dehors. Il aurait voulu lui parler et voilà que maintenant l’occasion était perdue. Ça le mit de mauvaise humeur pour le reste de la soirée.

Elle


« Maintenant je veux savoir pourquoi tu regardais ce mec comme si t’étais amoureuse, s’il te plaît ! » explosa Lauri quand elles rentrèrent à l’hôtel. Stacy s’assit sur un fauteuil et croisa les bras, bien décidée de ne pas donner d’explication, ce que Lauri ne tarda de comprendre. Après quelques minutes de silence borné, les yeux de la rousse se remplirent de larmes et elle se laissa tomber sur le lit, où elle se couvrit le visage et se mit à pleurer sans faire du bruit. Stacy était assez agacée par la jalousie de sa copine, qui lui avait gâché la soirée, mais peu à peu elle renonça à sa froideur et alla rejoindre Lauri dans le lit. Elle l’entoura de ses bras et lui embrassa doucement la nuque.
- Ouf, arrête de pleurer, tu sais que je suis indépendante et je n’aime pas la jalousie… tiens, demain on passe toute la journée ensemble, on va faire du shopping, puis on va à la plage, d’accord ? allez, ma petite crevette, arrête de pleurer.
Stacy fit Lauri se tourner vers elle, lui prit la tête entre les paumes et lui embrassa les yeux mouillés et les lèvres tremblotantes. Lauri lui répondit et la fit s’allonger sur le lit, en lui caressant les seins à travers la robe…
Elles s’endormirent tard, enlacées comme d’habitude.

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Je suis photographe: http://chrysilla.deviantart.com
J'écris: http://www.confidentielles.com/ttopic-47474.htm&highlight=

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fleurbleue_ro
21 amies
fleurbleue_ro, le 06 Avr 2008, 14:42

et voilà la chanson qu'il chantait: http://www.youtube.com/watch?v=5_9bNx3Kyc8

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sbrune
11 amies
sbrune, le 06 Avr 2008, 15:49

salut,

j'ai adoré la chanson, je connaissais pas, super.
je suis un peu déroitée par ta suite, c'est un sacré rebondissement du coup je suis curieuse de connaitre ton intrigue et il va falloir que je me creuse sérieurement le cerveau (oui on a dépassé le stade de la tête).
j'ai une petite idée mais je vais réfléchir pour essayer d'en trouver une autre car je pense que mon idée n'est absolument pas ta suite.

je vais réfléchir.
ça y est j'attaque mon troisième chapitre mais ce sont pas des longs chapitres non plus.

a+ pour la suite

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fleurbleue_ro
21 amies
fleurbleue_ro, le 06 Avr 2008, 15:50

on pourrait s'éclaircir et établir la suite sur MSN si ça te dit Wink je t'expliquerai plus là.

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sbrune
11 amies
sbrune, le 09 Avr 2008, 16:18

Stacy était épuisée par les événements de la veille. Une fois que Lauri s'était endormie, elle n'était parvenue à trouver le sommeil. Elle resta un instant sur la terrasse de sa chambre d'hôtel à contempler le ciel étoilé, comme si la réponse à toutes ces questions se trouvaient là.
En fait elle ne savait même pas à quoi réfléchir, y avait-il matière à réflexion. Elle était venu dans cette petite ville pour se changer les idées et vivre autre chose. Et c'est ce qu'elle faisait, ici même, avec Lauri.
Quand elle était arrivée en ville, elle ne connaissait personne, les premières personnes rencontrées étaient des gens de l'hôtel mais c'étaient des gens de passage.
Enfin, quand elle prit cette emploi à l'agence de fabrication de cartes postales, elle put enfin nouer des relations plus approfondies, certes pas autant qu'aurait aimé son collègue photographe. Il lui avait couru après pendant 2 mois avant de lâcher prise, ça n'avait pas été faute de l'envoyer promener de façon acerbe.
Brenda, la standardiste était malade le jour du «tirage», celui où il fallait emmener à l'imprimerie toutes les images à éditer. John, son patron lui avait alors demandé de lui rendre service en y allant.
Quand elle franchit la porte, elle avait tout de suite aperçu Lauri, avec sa magnifique chevelure rousse qui braillait d'éclats.
Stacy avait dû rester pendant toutes les impressions afin de vérifier que le rendu était ce qui avait été demandé. Lauri lui avait tenu compagnie et lui avait raconté sa vie.
« tu sais moi je suis née ici et je n'ai jamais quitté la ville, j'avais un frère qui était parti s'installer dans une grande métropole mais il est mort dans un accident de voiture. Mes parents sont installés sur les hauteurs, à leur âge ils ne supportent plus la chaleur disent-ils, je crois que le chagrin les a poussés à se retirer pour ne plus voir les regards des gens, ne plus entendre leurs commentaires.
Tu verras ici c'est une petite ville et tout ce sait. Moi je m'en fiche, je suis comme je suis.
Stacy n'avait pas eu le temps de réagir que Lauri avait écrasé ses lèvres sur les siennes, puis s'était reculé en éclatant de rire.
Stacy fut d'abord consternée puis réalisa que ça lui avait paru finalement, naturel.
Après tout n'était-elle pas ici pour le changement.
Au fil des jours, elles se mirent à sortir dans divers lieux nocturnes, et Stacy appréciait de plus en plus cette insouciance et cette désinvolture de sa nouvelle amie. Elle paraissait si pure et sereine contrairement à elle, tourmentée et instable. Après tout, savait-elle combien de temps elle resterait dans cette ville.

Michael se posait beaucoup de questions. Son coeur s'était mis à battre à tout rompre dans sa poitrine quand il l'avait vu. Il repensa à cette autre fille, qui semblait tenir une place bien particulière dans la vie de convoitise. Elles ne se ressemblaient pas du tout, ce qui excluait la possibilité qu'elles soient soeurs. En tout cas la rouquine était plus jeune, presque une gamine, capricieuse d'ailleurs, vu la manière qu'elle leur avait fait quitter le bar.
Il n'était pas parvenu à dormir après sa représentation et il était à nouveau sur la plage, à espérer la revoir. Mais la journée avait déjà été assez heureuse, le hasard n'est pas si systématique.

Stacy regarda dehors et prit une bouffée d'oxygène profonde. Elle allait quitter la terrasse quand elle vit une petite étincelle rouge sur le sable, plus loin en contrebas.
Son coeur bourdonna dans sa poitrine, et si c'était lui.
Elle marcha sur la pointe des pieds, prit une robe de chambre et sortir dans le couloir, elle traversa le hall et regagna la plage. Elle s'arrêta net devant lui, car c'était bien lui.
Il se retourna, surpris et heureux. Elle était si belle pieds nus dans sa robe de chambre. Ses cheveux flottaient dans la brise. Il se leva, échangèrent un regard et sans parler il l'embrassa.
Elle sentit son corps se liquéfier. Encore une fois, elle et lui à l'aube, sur la plage, ne faisant presque un mais comme elle aurait voulu ne faire qu'un.
Il se redressa et la fixa droit dans les yeux.
« pourquoi es tu partie si vite ce soir, je pensais ne pas te revoir si vite.
oh, c'est ma demi-soeur, c'est une gamine avec des envies aussi changeantes que les vagues qui touchent le rivage.
Vous ne vous ressemblez pas beaucoup.
Oui mon père a aimé deux femmes très différentes. »
Ils se turent, et leur lèvres se rencontrèrent nouveau.

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sbrune
11 amies
sbrune, le 09 Avr 2008, 16:23

bon tu auras compris qu'elle a menti sur Lauri.
a toi

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fleurbleue_ro
21 amies
fleurbleue_ro, le 09 Avr 2008, 17:02

wow, j'adore Winner
Maintenant il faut que je me débrouille à ce que Lauri apprenne rien... dur dur! Mr. Green

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