demetria63, le 17 Sep 2007, 09:06
Bonjour,
A lire la description de ton patron, je dirais qu'il est proche de la soixantaine, qu'il s'est fait tout seul comme on dit, et qu'il a vécu auprès de parents qui lui ont inculqué que le travail c'est la santé et ne rien faire c'est ....
J'ai eu un patron comme ça, il y a longtemps. Je bossais dans un labo d'artisanat et tous les jours nous entendions des "bandes de petits cons, bandes de faineants, payaient à rien ****, je vais vous faire astiquer les chiottes ça va vous apprendre le boulot !"
Quand je suis arrivée dans ce boulot, je suis tombée de haut !
Les autres semblaient habitués, moi je les trouvais carrement bizzare d'accepter ça !
Et puis, j'ai entendu les bruits qui courraient, chacun y allait de son insulte perso à voix basse, etc...
En fait, ce patron était un "j'ai une grande gueule mais je ne ferai pas de mal à une mouche", sauf que ça personne le savait et tout le monde le craignait.
Il était tellement comme votre patron, on ne compte pas les heures quand on aime son boulot.... Pas la peine de faire ça si c'est pour le faire comme ça, rentrez chez vous bandes d'incapables...
Et puis un jour, ça faisait trois mois que je bossais là, je lui ai montré la convention affichée au boulot et lui ai demandé de me rembourser mes trajets professionnels, je faisais plus de 60 km aller-retour et j'avais droit à un abonnement de train ou carrement à un billet de train gratuit chaque jour.
Je lui ai dit que je pouvais m'investir dans ce boulot si lui s'investissait pour ses employés et que jusqu'à present je ne voyais pas en quoi il s'investissait pour nous. Je lui ai aussi dit que j'avais en prévision de monter mon propre labo et que je trouvais certains collègues très capables de bosser avec moi, que j'étais certaine que mon labo pourrait prendre un merveilleux essort, surtout avec une spécialisation qu'un de mes collègues pratiquait avec excellence.
Le lundi d'après, j'avais un abonnement de train sur mon établi et j'étais convoqué dans son bureau.
Il m'a dit qu'il cherchait quelqu'un pour reprendre le labo et que donc pourquoi pas moi, d'autant qu'effectivement avec le collègue et sa spécialisation c'était banco assuré.
Je suis partie 2 mois après, pas pour des raisons de boulot, je n'ai pas ouvert de labo, mais mon collègue oui, et le patron est devenu un peu plus humain aux yeux de tous (il a su rester le même mais tout le monde à compris qu'il était grognon et non pas harceleur). La dernière fois que je suis passée au labo dire un bonjour à tous, il y avait une super ambiance, tout le monde se parlait en travaillant, le patron ralait toujours, mais il m'a fait la bise pour me dire bonjour.
Cette expérience pour vous dire que parfois, je dis bien parfois, ça s'arrange et parfois cela est grave et ne peux s'arranger en claquant des doigts.
Vous dites que votre patron a des maitresses et qu'elles sont collègues. Un homme deteste par dessus tout qu'une femme remette en question ses competences sexuelles. Si un bruit d'impuissance court dans les couloirs c'est l'enfer assuré pour votre patron et logiquement il devrait se calmer au moins sur ce sujet là (je ne comprends décidement pas ces femmes qui couchent avec leur patron en sachant que leur collègue en fait de même !)
Un bruit de couloir, il n'y a rien de plus simple à faire passer !!!
Et après tout, le boulot ce n'est pas un club de rencontres et ces pratiques ne doivent pas être tolérées, se taire c'est tolerer.
Après, je pense que s'il y a harcelement sexuel là c'est UN PROBLEME TRES GRAVE, dans ce cas il n'y a pas de question à se poser, il faut agir contre lui, par les syndicats et/ou tribunaux.
Bon courage !