Boochoops, le 18 Juin 2007, 10:53
La dernière journée, et la lutte pour le titre, est à l'image de la saison qui vient de s'écouler. Serrée, disputée, et passionante. Jusqu'au bout les deux co-leaders du championnats, et frères ennemis, se sont battus pour obtenir ce titre si convoité.
Le championnat expagnols a fait le bonheur des parieurs, et des journalistes sportifs... De rebondissements en rebondissements, de coup d'éclat en échecs... De violences en fêtes... La liga a redonné du baume au coeur, le plus disputé et par là le plus intéressant des championnats européens, l'Espagne a dévoilé toute la beauté de ses équipes... Pour finalement consacré le Real, qui jusqu'au bout se sera battu...
Alors VIVA REAL
Longtemps, David Beckham s'est cru maudit. A l'heure de conclure son bail de quatre ans avec le Real Madrid, l'ancien chouchou d'Old Trafford, souvent boudé par la presse espagnole, parfois érigé en héros par les socios, souhaitait s'en aller sur une bonne note. En effet, pas question d'aller rejoindre les sunlights californiens de Los Angeles sans un titre avec les Galactiques. Alors et malgré une certaine fébrilité, le Real Madrid et sa superstar du flanc droit se sont battus comme des lions pour conserver le ballon devant des Majorquins bien décidés à leur jouer un bien vilain tour.
Le vilain tour a pris forme lorsque Varela, parfaitement mis sur orbite par Arango, profite d'un errement défensif adverse pour battre Iker Casillas (0-1, 16e). Dure, la pilule sera longue à avaler pour Beckham et compagnie, d'autant que dans la foulée, ces derniers perdent Ruud van Nistelrooy sur blessure (32e). Alors pour l'emporter, Fabio Capello choisit de sacrifier son indispensable mais peu veinard Anglais du couloir droit, auteur d'un coup franc sur l'équerre (57e), lui préférant le véloce Reyes. Un choix vite judicieux, ce dernier égalisant (69e) avant de donner un avantage définitif à son équipe (84e), distribuant au passage un corner décisif pour Diarra. Le crâne du Malien étant propulsé dans ses propres filets par Moyà (81e). En un quart d'heure, Reyes et le coaching malin de Fabio Capello ont eu raison de Majorque et de la volonté du tenant sortant, le Barça. Un trentième titre en forme de cadeau d'adieu que ni Beckham, ni l'autre partant, l'emblématique Roberto Carlos, ne renieront.
TARRAGONE - BARCELONE : 1-5
Buts : Grahn (83e) pour Tarragone - Puyol (20e), Messi (34e, 51e), Ronaldinho (38e) et Zambrotta (90e) pour Barcelone
Cruelle désillusion pour le Barça qui ne sera pas champion d'Espagne pour la troisième année consécutive. Pour priver le Real de son trentième titre, les hommes de Frank Rijkaard devaient non seulement l'emporter, mais espérer un faux pas de l'ennemi de la capitale. D'abord mené, le Real a longtemps nourri l'espoir des Catalans qui, pour leur part, n'ont pas tardé à prendre la mesure de la lanterne rouge de la Liga, débordée de toutes parts par le jeu court des Blaugrana et les brusques accélérations de Messi. Si Eto'o est tout près d'ouvrir le score d'une reprise de volée opportuniste (14e) puis d'une tête piquée (20e), Puyol est plus heureux sur un service de Messi (0-1, 20e).
Délivrés par leur défenseur charismatique, les Barcelonais s'envolent vers le succès grâce aux exploits individuels de Messi sur une frappe croisée (0-2, 35e) et de Ronaldinho d'un coup-franc majestueux (0-3, 38e). Dans le deuxième acte, si le Barça accentue son avantage sur un second but de Messi consécutif à un travail d'Eto'o (0-4, 51e), la fin de match survoltée des Madrilènes à Bernabeu brise ses rêves de troisième couronne. Ni la réduction du score de Grahn, entré en jeu pour le Nastic (1-4, 83e), ni un dernier but de Zambrotta (1-5, 90e) ne redonneront le sourire à des spectateurs partageant une même déception. En dehors de la Super coupe d'Espagne, le Barça réalise une saison blanche qui pourrait précipiter le départ de plusieurs de ses cadres.
FC SEVILLE - VILLARREAL : 0-1
But : Fuentes (50e)
En plus d'une victoire impérative, Séville devait profiter d'un concours de circonstances extraordinaire pour décrocher le titre de champion. Aucun de ces paramètres n'a finalement été au rendez-vous. Pourtant, les Sévillans entament la partie par le bon bout. Les joueurs de Juande Ramos se procurent deux grosses occasions de but mais, tour à tour, Kanouté, sur une tête piquée à bout portant (20e), et Fabiano, sur un pointu pied droit, échoue pour quelques centimètres (25e). A la pause, le FC Séville peut regretter son manque d'efficacité d'autant plus que Barcelone, qui doit perdre, déroule à Tarragone.
Au retour des vestiaires, Villarreal enfonce le clou. Suite à une volée contrée de Robert Pires, les visiteurs obtiennent un corner. Le coup de pied arrêté est parfaitement exploité par Fuentes qui s'élève plus haut que tout le monde. Le défenseur argentin place une puissante tête. Palop reste médusé (0-1, 50e). A hauteur du point de penalty, Franco manque le break (55e). Les esprits s'échauffent et la partie perd en intensité. Séville s'incline logiquement et termine finalement troisième du championnat. Des regrets, les Sévillans n'ont pas à en nourrir : la saison a été belle.
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Aussi longtemps que mon patron fera semblant de me payer, je ferais semblant de travailler