Boochoops, le 13 Mai 2007, 17:38
Au soir de son centenaire, Narbonne a dû faire son deuil de l'élite pour la première fois de son histoire, se voyant relégué en Pro D2 pour la saison prochaine après une cruelle défaite à domicile, face à Brive (42-21) samedi lors de la 25e journée de Top 14 de rugby.
Une défaite de trop pour une descente annoncée: le Racing Club Narbonne-Méditerranée (RCNM), qui avait accédé à l'élite douze ans après sa création et réussi à s'y maintenir depuis 1919, est finalement sorti par la petite porte du Top 14, avec le titre peu enviable de premier relégué de la saison.
Pourtant, la fête aurait pu être belle. Certes, les Languedociens devaient impérativement gagner les deux dernières journées du championnat, mais ce soir-là justement, les anciens étaient venus les soutenir, tels Jo Maso, Walter Spanghero ou Gérard Sutra.
Et dans leurs bagages, un impressionnant palmarès: les deux Brennus de 1936 et 1979, la Coupe de France de 1985 ou encore les 9 victoires en Challenge du Manoir entre 1968 et 1991...
Aujourd'hui, la pression était peut-être trop forte même si à l'intersaison, la double arrivée de Pierre Chabedech (ex-France A) et de Régis Sonnes (ex-entraîneur des avants d'Agen), qui succédaient à Marc Delpoux et Jean-François Beltran, devait donner un nouvel essor.
Neuf mois plus tard, ce sont d'abord six défaites à domicile -Stade Français, Bourgoin, USAP, Stade Toulousain, Clermont et désormais Brive- qui ont plombé les espoirs audois.
Une seule victoire en déplacement (à Agen) et surtout une défense dramatiquement élastique n'a pas permis à certains matches de rapporter des points de bonus défensifs. Et au fil des défaites, le groupe s'émiettait au point de se retrouver en crise durant l'hiver.
Le conseil d'administration de la SASP confirmera sa confiance au président Gilbert Ysern qui, après entrevue avec les joueurs, décidait de maintenir les deux coaches. Le club se séparait alors de l'international Christian Labit (parti à Northampton) puis de son fantasque pilier, Franck Tournaire, qui auraient tenté de mener une fronde contre les entraîneurs.
Deux défections qui n'ont pas arrangé les affaires narbonnaises, plombées ensuite par les annonces précoces des départs en fin de saison de Tomiki, Bénassis et Mazars pour Castres, comme de Rosalen, le meilleur artilleur du club, et de Candélon, le meilleur marqueur d'essais, pour l'USAP.
Un Rosalen et un Candelon qui sautaient du XV de départ pour les dernières rencontres sans que, d'après Pierre Chadebech, il n'y ait de lien avec l'annonce de leur départ.
Mais sans Tournaire, Labit et les deux "mis au piquet" des débuts de partie, Narbonne n'avait plus la belle allure du départ. Surtout qu'en titularisant le même XV, les joueurs se sont retrouvés fatigués voire lassés au moment du match de la survie. Moral en berne, il aura manqué la confiance et l'allant des Corréziens.
Pour l'heure, les Narbonnais vont être confrontés, avant même de connaître l'avenir des hommes et les probables démissions en cascade, à l'inévitable problème d'un budget en baisse sensible. Avec un enjeu clair: réussir à sauver leur rugby centenaire.
Le stade français à quant à lui assurer sa première place et surtout ses demies finales... en gagnat 12-11 au satde de Fraznce face à perpignan qui s'éloigne du dernier carré...
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Aussi longtemps que mon patron fera semblant de me payer, je ferais semblant de travailler