psychemumu, le 16 Mai 2006, 09:32
mais on trouve également dans cette catégorie les micropilules progestatives pures, les progestatifs injectables et les implants sous-cutanés de progestatif.
Aucune de ces contraceptions ne protège du risque de transmission d'une maladie sexuellement transmissible. L'association d'un préservatif à une pilule par exemple peut donc être une nécessité dans certaines situations à risque.
Les micropilules progestatives pures
La méthode des micropilules progestatives pures est basée sur la prise quotidienne continue (il n'y a pas d'arrêt entre les plaquettes) et à heure fixe d'un comprimé contenant une faible dose d'un progestatif de synthèse. Physiologiquement, le contrôle de la fertilité s'exerce ici à plusieurs niveaux :
Une diminution des sécrétions hyphophysaires de FSH et LH (action antigonadotrope) ;
Une altération de la glaire cervicale qui devient impropre à la migration des spermatozoïdes ;
Des modifications de la muqueuse utérine empêchant la nidation.
Du fait d'un blocage hypophysaire partiel, il persiste un certain degré de sécrétions hormonales ovariennes, ce qui entraîne de façon irrégulière l'apparition de saignements. Ceci représente un des effets indésirables de cette méthode.
L'autre défaut majeur de cette pilule micro-progestative est son taux d'efficacité qui, avec un risque statistique de 1 à 4 grossesses pour cent femmes traitées durant un an (indice de Pearl), en fait une contraception moins sûre que la pilule oestro-progestative. Ces échecs de contraception peuvent s'expliquer en partie par le non respect des règles de prescription :
Prise quotidienne à heure fixe ;
Interdiction d'y associer des médicaments pouvant accélérer la dégradation du progestatif par le foie (c'est l'effet d'induction enzymatique que présentent des produits tels que les barbituriques et les antiépileptiques).
Malgré ces précautions, la pilule micro-progestative reste une contraception utile dans plusieurs cas et en particulier chez les femmes qui viennent d'accoucher, et chez celles qui ont des contre-indications aux pilules oestro-progestatives et au stérilet : femmes sans enfant diabétique ou présentant un taux sanguin de cholestérol très élevé par exemple.