Le deuil d’un enfant est la plus grande épreuve de la vie. Perdre son bébé, c’est en effet, perdre ses repères et une partie de soi-même. Cela exige une reconstruction lente en franchissant toutes les étapes pour surmonter un deuil, synonyme de drame et de profonde souffrance.
On ne guérit jamais complètement de la perte d’un bébé. On peut tout juste apprendre à se pardonner d’avoir été impuissante, de ne pas avoir su le protéger du danger qui le guettait, de ne pas avoir réagi à temps même si cela n’aurait vraiment changé quoi que ce soit. Perdre son bébé, c’est se métamorphoser, entrer dans une phase de rage et de désespoir, changer de priorités, de rêves et de plans d'avenir.
Les étapes de la guérison
Beaucoup souffriront en silence, mais le deuil d’une mère est unique, c’est une histoire personnelle. Un soutien psychologique, moral et affectif sera alors nécessaire pour surmonter le deuil. Celui-ci a plusieurs étapes. La première étape : l’anesthésie qui fait perdre toute notion. La mère se trouve dans un état de choc. Elle a du mal croire à ce qui vient de se passer. La deuxième étape : la phase de recherche. Cette période est celle de la recherche de l’être perdu dans l’angoisse d’avoir oublié sa voix, les traits de son visage ... C’est à cette période que beaucoup disent ressentir la présence de celui qui les a quittés. La troisième phase : la phase de dépression réactionnelle intervient lorsque la vie de l’entourage de la mère a repris son rythme, la murant dans sa douleur. La dernière phase est celle de la restructuration. Le travail du deuil se réalise, la mère endeuillée accepte de rentrer dans le cycle de la vie avec son vécu, non sans grande culpabilité. En effet, souvent, la mère se reproche de ne pas avoir su faire ce qu’elle devait faire ou de ne pas avoir été présente au moment où il fallait.